Convention OSPAR 1992
APPENDICE 1
CRITERES DE DEFINITION DES PRATIQUES
ET TECHNIQUES VISEES AU PARAGRAPHE 3(b)(i)
DE L'ARTICLE 2 DE LA CONVENTION
MEILLEURES TECHNIQUES DISPONIBLES
- Dans le recours aux meilleures techniques disponibles, l'accent
est mis sur l'utilisation de technologies non productrices de déchets, si elles
sont disponibles.
- L'expression "meilleures techniques disponibles" désigne les tout
derniers progrès (état de la technique) dans les procédés, les installations
ou les méthodes d'exploitation, permettant de savoir si une mesure donnée
de limitation des rejets, des émissions et des déchets est appropriée sur un
plan pratique. Pour savoir si une série de procédés, d'installations et de
méthodes d'exploitation constitue les meilleures techniques disponibles en
général ou dans un cas particulier, une attention particulière est accordée:
- aux procédés, installations ou méthodes d'exploitation
comparables, récemment éprouvés et ayant donné de bons
résultats;
- aux progrès techniques et à l'évolution des
connaissances et de la compréhension scientifiques;
- à la faisabilité économique de ces techniques;
- aux dates limites de mise en service aussi bien dans les
installations nouvelles que dans les installations existantes;
- à la nature et au volume des rejets et des émissions en question.
- Il s'ensuit donc que ce qui constitue "la meilleure technique
disponible" dans le cas d'un procédé donné évoluera dans le temps en
fonction des progrès techniques, des facteurs économiques et sociaux, ainsi
que de l'évolution des connaissances et de la compréhension scientifiques.
- Si la réduction des rejets et des émissions qui résulte de
l'application des meilleures techniques disponibles ne conduit pas à des
résultats acceptables sur le plan de l'environnement, des mesures
complémentaires doivent être mises en oeuvre.
- Le terme "techniques" désigne aussi bien la technique appliquée
que le mode de conception, de construction, d'entretien, d'exploitation et de
démontage de l'installation.
MEILLEURE PRATIQUE ENVIRONNEMENTALE
- L'expression "meilleure pratique environnementale" désigne la
mise en oeuvre de la combinaison la mieux adaptée de mesures et de
stratégies de lutte environnementales. Dans la sélection à opérer dans
chacun des cas, l'éventail de mesures progressives énumérées ci-après sera
au moins examiné:
- l'information et l'éducation du grand public et des utilisateurs sur
les conséquences pour l'environnement, du choix de telle ou telle
activité et du choix des produits, de leur utilisation et de leur
élimination finale;
- le développement et l'application de codes de bonne
pratique environnementale, couvrant tous les aspects de l'activité
pendant le cycle de vie du produit;
- un étiquetage obligatoire renseignant les utilisateurs sur les
risques pour l'environnement provoqués par un produit, par son
utilisation et par son élimination finale;
- l'économie des ressources, notamment les économies d'énergie;
- la mise à la disposition du grand public de systèmes de collecte
et d'élimination;
- la limitation de l'utilisation des substances ou des produits
dangereux, et de la production des déchets dangereux;
- le recyclage, la récupération et la réutilisation;
- l'application d'instruments économiques aux activités, aux
produits ou aux groupes de produits;
- la mise en place d'un système d'autorisation comprenant un
éventail de contraintes ou une interdiction.
- Pour déterminer la combinaison de mesures qui constitue la
meilleure pratique environnementale en général ou dans des cas
particuliers, une attention particulière sera accordée:
- au risque pour l'environnement causé par le produit et sa
fabrication, son utilisation et son élimination finale;
- au remplacement par des activités ou des substances
moins polluantes;
- à l'ampleur de la consommation;
- aux avantages ou aux inconvénients potentiels pour
l'environnement des matières ou des activités de substitution;
- aux progrès et à l'évolution des connaissances et de la
compréhension scientifiques;
- aux délais de mise en oeuvre;
- aux conséquences économiques et sociales.
- Il s'ensuit donc que dans le cas d'une source donnée, la meilleure
pratique environnementale évoluera dans le temps en fonction des progrès
techniques, des facteurs économiques et sociaux, ainsi que de l'évolution
des connaissances et de la compréhension scientifiques.
- Si la réduction des apports qui résulte du recours à la meilleure
pratique environnementale ne conduit pas à des résultats acceptables sur
le plan de l'environnement, des mesures complémentaires doivent être
appliquées et la meilleure pratique environnementale doit être redéfinie.
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